À propos

Une mémoire qui ne s'éteint plus

Aho est un dépôt collectif de fragments de vie polynésiens. Un lieu sobre, sans algorithme de mise en avant, où chaque mémoire trouve sa place et finit par rencontrer celles des autres.

Pourquoi Aho

Ce qu'on perd quand on ne raconte plus

En Polynésie, la mémoire s'est d'abord transmise par la voix. Il existe bien sûr des écrits : récits de voyageurs, archives, travaux de chercheurs, livres. Mais l'essentiel de nos mémoires intimes, lui, n'a jamais été consigné. Il s'est transmis de bouche à oreille, de grand-mère à petite-fille, le soir, sur la natte, par bribes. Chaque famille porte ainsi des récits que personne n'a jamais déposés nulle part : les essais nucléaires des Tuamotu, l'exil métropolitain, les chants de marae, les premiers contacts, la pêche au crépuscule, le départ pour l'école au loin.

Ces récits ne tiennent que par la mémoire de celui qui les raconte. Quand cette personne s'en va, le récit s'éteint avec elle, sauf si quelqu'un l'a déposé quelque part. C'est tout ce qu'Aho veut faire : offrir un lieu où ces fragments tiennent, même après celui qui les a portés.

Aho n'est ni un réseau social, ni une plateforme de contenu. C'est un dépôt. Tu y mets une mémoire, elle y reste. D'autres viennent en mettre aussi. Et peu à peu, des ponts se forment : les mêmes lieux, les mêmes époques, les mêmes thèmes se retrouvent. Un archipel apparaît.

Le nom

Aho

/a.ho/

En reo māʻohi, aho désigne la corde, le fil, le souffle, la respiration. C'est ce qui relie : les générations entre elles, les îles entre elles, les paroles entre elles.

Tresser un aho, c'est faire d'un brin un lien. C'est exactement ce que fait ce site avec les fragments que tu y déposes.

Comment on travaille

Trois principes

Aho est conçu autour de trois engagements simples qui guident chaque décision technique et éditoriale.

01

Pas de monétisation de l'attention

Aucune publicité, aucun traceur, aucun algorithme de mise en avant. Les fragments s'affichent par ordre chronologique ou par proximité thématique, jamais par engagement.

02

Tu restes propriétaire

Chaque fragment t'appartient. Tu peux l'exporter en JSON à tout moment, le supprimer définitivement, ou supprimer ton compte sans laisser de trace.

03

Sobre par défaut

Pas de notifications agressives, pas de gamification, pas de scroll infini. Un fragment se dépose en quelques minutes, se lit en quelques minutes. Le reste n'a pas sa place ici.

Qui porte le projet

Une initiative polynésienne

Aho est porté depuis Tahiti par un collectif resserré qui croit que les outils numériques peuvent servir la mémoire, pas seulement la distraction.

Teiva Haapuea

Teiva Haapuea

Fondateur passionné

Professeur et penseur polynésien basé à Tahiti, je conçois Aho comme un outil au service des récits de chez nous. L'idée est née de la conviction que beaucoup de mémoires précieuses se perdent faute d'un lieu où les déposer, et qu'aucun réseau social n'est pensé pour ça.

Édité par Ta'iara SARL

Et maintenant

Tresse ton premier fragment

Un souvenir, une parole transmise, un lieu qui n'existe plus. Tout fragment compte. L'archipel n'attend que toi.

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